5 mai 2015

Diamond harbour or how Paru rips off the weak

Je quitte Oamaru en direction de Christchurch. C'est de la que je decolle dans deux semaines. La route est longue mais belle.

Il me faut maintenant vendre ma voiture. Ayant pris la decision voilà 5 mois d'acheter une voiture plutot qu'un van, j'esperais me defaire du probleme des saisons de vente. Je concentre donc mon « marketing » sur les locaux. Et ici le meilleur moyen que j'ai trouve est d'afficher des annonces dans les supermarches. Je m'y applique donc et en affiche dans les 18 supermarches de la ville ayant un panneau d'affichage. Cela me prend toute la journee. A 18h, je rentre fatiguee mais satisfaite. Il n'y a plus qu'a attendre les appels.

Je pars donc le lendemain, dimanche pour Diamond harbour. J'avais postule pour aller aider Paru dans sa maison avec vue imprenable sur le port et Lyttleton. Elle propose des sejours de 2 a 15 jours ayant comme theme soit la detoxification et perte de poids, soit la therapie de couple. Elle avait besoin de quelqu'un pour l'aider avec 2 clientes venues pour la detox.
Donc au programme, des petits plats equilibres, des smoothies verts, du yoga et de la meditation. Tout avait l'air tres attrayant. Bon les clientes, elles, ont le droit au sauna a l'ozone, aux massages et a l'enema...










J'ai tout de meme vite dechante. Des le premier jour, je voyais en elle un esprit capitaliste et entrepreneur et pas dans le bon sens du terme. Elle ne souhaite pas aider ou soigner les gens, elle souhaite leur soustirer de l'argent. Elle m'avoue elle-meme etre tres interessee par les huiles essentielles, mais aime par dessus tout les vendre.
Sa maison est en effet tres jolie et paisible mais aussi tres sale. Ce sera d'ailleurs ma tache pour le premier jour, nettoyer de fond en comble ses crasses de cinquantenaire celibataire. D'ailleurs, comment peut-elle offrir des services de therapie de couple, elle-meme n'etant pas en couple. Ce que je conclue par une experience infructueuse de la vie en couple. Bref, ce n'est qu'une accumulation de deception. Elle est tres egocentrique et veut toujours avoir le dernier mot. A chaque histoire racontee, elle doit interrompre pour rajouter sa touche, son anecdote. Quand cela me concerne, cela ne m'atteind pas mais quand ce sont les clientes qu'elle interrompt, je trouve ca tres deplace.

Ses « cours » de yoga se font a vitesse grand V. Elle discutera du dernier episode du Bachelor lors d'une seance entiere... Tres pro !

Je pense avoir eu des attentes trop grande et etais curieuse de passer une semaine dans une retraite spirituelle et paisible. Je me suis retrouve chez une vieille folle, essayant d'atteindre une success storie en profitant des faibles. A vomir.
L'une des clientes a d'ailleurs vu clair dans son jeu et est partie apres 2 jours. Nous ne sommes donc restees que toutes les 3, la deuxieme cliente etant une jeune femme, fervante catholique, de Christchurch.
Mes taches quotidiennes consistaient a preparer les matelas de yoga pour la seance matinale (7h30), puis ozoniser l'eau, et nettoyer la cuisine apres ses frasques culinaires du matin.
Ensuite, elle m'envoyait dans le jardin pour remplacer des matelas anti-mauvaises herbes.
La tache etait facile. Ce qui etait moins drole etait de recouvrir la nouvelle couche de copeaux de bois. Elle m'avait d'abord dit qu'elle allait aller le chercher mais elle m'a finalement laisser cette tache. Les bucherons du coin entasse tous leurs copeaux pres du port. Il me fallait donc prendre la voiture (celle de Paru, heureusement) remplir des caisses en plastique et revenir a la maison les deverser. Il m'a fallu une dizaine d'aller retour pour couvrir la surface. Et une fois fini, elle me dit qu'elle veut que je fasse la meme chose dans un autre partie du jardin, tres frustrant.. elle aurait pu me le dire directement. Ou peut etre ai-je ete trop rapide et elle n'esperait pas que je finisse si tot.
Bref mes apres-midi etaient occupes a lire et/ou retourner en ville (60km aller) pour montrer la voiture a des clients interesses. Les deux premiers appels ont d'ailleurs ete tres infructueux. Le premier etait un revendeur, qui a voulu essayer la voiture en solo, disparaissant pendant 15 minutes et me propose ensuite de l'appeler la veille de mon depart pour acheter la voiture a moitie prix. Le deuxieme etait une allemande de 19 ans ne sachant que brievement conduire et ne sachant pas exactement ce qu'elle recherche. Elle a fini par me proposer un prix ridicule (NZ$1200) me disant que c'est deja trop pour elle.
Bref, je continue a attendre des clients vraiment interesses.
Je rentre donc a Diamond harbour pour la seance de meditation qui est dirigee par....... un lecteur mp3.
En effet, Paru ne conduit meme pas elle-meme la meditation mais nous laisse dans le salon a ecouter des seances de meditations enregistrees pendant qu'elle va decongeler le diner (et je soupsonne regarder la tele dans sa chambre).
Et oui, certains des repas servis n'etaient que des preparartions decongelees. Les premiers jours, eux, ont ete sous le signe du Dahl. Dahl le premier diner, dahl le lendemain pour le dejeuner et soupe de legumes (que je soupsonne etre le dahl mixe...) au diner.
Apres ca, elle demandait a la cliente ce qu'elle desirait manger... Vraiment ? C'est comme ca qu'une retraite pour perte de poids se deroule, en demandant aux clients ce qu'ils desirent manger ? Je croyais que les responsables devaient etre expert en nutrition et savoir ce dont leur clients ont besoin.
Seuls points sur lequel je suis tres positive sont les œufs benedicte un matin. Ils etaient sublimes !Avec 2 petit morceaux de saumon (decongeles biensur) et epinards. Mais c'est aussi peut etre parce que le petit dejeuner etait servi a 10h alors que la journee commencait a 7h30.
L'autre aspect positif etait ma chambre enfin plutot case. Petit bungalow sur les hauteur de la propriete au calme, et independant.

Le reste de la semaine s'est deroulee tranquillement. Malheureusement pour la cliente, seul le dernier jour etait ensoleille. J'en ai donc profiter pour un dernier petit dejeuner avec cette vue sublime.

J'ai finalement quitter ce « faux » paradisle samedi matin, Paru etait emmitouffle dans sa couette sur le canape et zapper.... Tres propre pour 9h du matin. Je sens que sa journee va etre frustueuse.

Je pense que ce qui etait le plus ennuyeux etait qu'elle n'arretait pas de parler des ses propres problemes. Si la cliente entame la conversation, Paru va la couper pour lui parler d'elle-meme. Elle est en ce moment prise de candida, qui l'empeche de consommer toute levure ou sucre. Elle parle de comment le fait d'avoir perdu la garde de son enfant voilà 25 ans l'a eveillee sur ses propres problemes. Mais jamais il n'a ete question de recupere la garde ou d'adopter un vrai regime sain (pas seulement lorsque les clients sont presents). Elle prononcait toujours une priere en hindi avant le repas.... enfin quand les clientes etaient la. Quand nous n'etions que deux, que ni ni. Elle parle de comment ses sejours en Inde dans l'universite de oneness l'inspire tant... She's SO full of shit. Tout ca est de la poudre aux yeux. Elle se vante d'avoir passe 25 ans de sa vie a l'etranger, et je pense que elle veut maintenant prendre sa retraite, se poser en arnaquant ses propres compatriotes ou des etrangers en mal de spiritualite capitaliste.... Bref, elle devrait avoir honte et devrait se contenter de vendre les huiles plutot que de pretendre pouvoir faire tourner une retraite (qu'elle fait payer rubis sur l'ongle, $1500/semaine, soit 1000 euros/semaine). En conclusion l'idee et le cadre son bon mais les intentions et la mise en œuvre sont a vomir.

J'ai failli oublie un autre point positif, le chat ! Il est superbe !



Oamaru or let's chill a while

J'arrive a Oamaru sous la pluie. Autant dire que la visite de la ville est reportee au lendemain.
Le soleil reapparait et j'en profite pour aller faire un jogging. Malheureusement apres une heure et demie ma blessure au genou se reveille. Decidement il est temps de consulter pour s'en defaire.

Oamaru est une petite ville a l'architecture europeenne et ou l'on peut admirer contre une quarantaine de dollards les penguins bleus. Mon budget etant serre, je me contente de pester contre le fait qu'ils privatisent la nature, ayant construit un centre touristique au niveau de la colonie. Il n'est donc pas possible de les admirer gratuitement.





Je passe mon temps entre l'auberge de jeunesse et la bibliotheque. Je suis descendu au Chillawhile Backpacker. Un hostel se disant pour artistes. En effet, on y trouve une gallerie de peinture, et divers instruments de musique tels qu'un piano, des guitares, djembes, flutes et autres harmonica. J'esperais y faire des bœufs avec mes quelques notions de guitare mais les clients du moment ne sont pas specialement musiciens. Cette auberge offre meme la 4eme nuit gratuite aux artistes (peintres, musiciens, sculpteur, mais aussi cyclistes et autostoppeur, tout le monde quoi). Mais appreciant l'ambiance et les locaux j'y reste pour 4 nuits.
C'est le 3eme jour que je fais la connaissance de Ralph, un hollandais trentenaire de passage pour quelques semaines. Il maitrise la guitare et j'aurais enfin droit a mon bœuf ! On aura aussi de tres interessantes discussions sur notre monde actuel et notre histoire recente, ca change des bavardages barbants avec les jeunes touristes allemands sur les differentes destinations kiwis.

Nous quittons Oamaru en meme temps et il me motive a aller nager a la piscine municipale avant de quitter la ville.

Dunedin or let's save the wetlands, let's kill some trees !

J'arrive sur Dunedin deux jours avant de commencer mon volontariat aux Sinclair Wetland. Une zone protegee privee entretenant des « wetland » natifs. La proprietee est passee de wetland a ferme avec paturages a wetland. Mais la viabilisation de la ferme a du passee par l'ajout de plantes « exotiques », principalement d'europe.
Les plus envahissantes sont les « willows », saules et les « birch », bouleaux.

Mais je reviens a mon arrivee a Dunedin. Dans un souci d'economie, et de recherche d'intimite, je m'installe au camping, pres de la plage de St Kilda. Des mon entree dans la ville, je suis agreablement surprise par l'architecture coloniale. La proximite de la plage n'est que bonus. Petit bemol, c'est la ville la plus foide de l'ile ! Et j'ai la chance de l'experimenter. Apres une semaine plutot douce aux wetlands, la vague de froid annoncant l'hiver s'est abattue sur l'ile juste avant mon depart... Qui en a d'ailleurs ete precipite pour cetter raison.

Je passe donc les deux premiers jours a demabuler dans la ville. Les cafes, pubs et batiments a l'architecture europeenne y font une ville agreable a visiter.









Le dimanche je me rends aux wetlands, accompagnee d'Eli, jeune allemande, avec qui je vais partager l'experience.
Nous arrivons et faisons la connaissance de nos collegues et camarades de chambree, 2 autres allemandes, Pia and Ann et une americaine, Kate.

C'est un apres le diner que Glen, le responsable du site vient nous accueillir et nous briefer sur le travail de la semaine qui va suivre. Travaillant uniquement a mi-temps pour les wetlands, Glen nous explique que notre mission consiste a le suivre pendant les 3 prochains jours et ensuite juste profiter des environs. Le volontariat etant suppose etre 5h.jour pour logement et nourriture, les 8h/jours pendant 3 jour et 4 jours de conges fonc la moyenne.... enfin on dira que ca ira.






Le travail est simple, mais un peu fastidieux. Beaucoup de desherbage, un peu de coupage d'arbres (les saules et bouleaux) et encore un peu plus de desherbage....
Glen explique des le debut que le projet est sans fin ; etant quasi impossible de se debarrasser des « mauvaises » herbes, les plantes exotiques, sans nuire aux pantes natives. Et ces dernieres poussent BEAUCOUP moins vite que les plantes importees. Nous desherbons donc, sachant que d'autres volontaires vont refaire la meme chose aux meme endroits quelques mois plus tard.
Le premier jour est donc un peu frustrant.
Le second, nous allons au cœur des wetlands couper les arbres. Il est plus gratifiant de couper des arbres entiers de quelques metres de haut que des petites herbes... Et l'expedition est grisante. En effet, il n'y a pas de chemin pour aller jusqu'au arbres a couper, il faut donc s'en frailler un dans les herbes hautes... Je sens mon cote Indiana Jones remonter a la surface et j'aime ca !
Le protocle cette fois est un peu plus complexe que juste deraciner ou arracher les mauvaises herbes. Il faut trouver la base de l'arbre, souvent dissimulee sous les herbes et la couper ou la scier au plus court. Apres ca, appliquer un gel evitant la repousse.
Nous nous attelons donc a la tache.






Le troisieme jour, Glen recoit quelques adolescents volontaires pour planter quelques flax, l'herbe native. Je pense d'abord donner un coup de main, mais voyant que les jeunes sont autonomes, je m'esquive et retourne dans les wetlands couper quelques arbres en solo.
Les autres volontaires continuent a desherber les plantes dans les pneus (presents pour eviter l'attaque des lapins et autres nuisibles).
Les 4 jours suivant sont donc relax. Un peu de cuisine, beaucoup de lecture et du repos. L'entente dans la maisonee est bonne. Kate, Pia et Eli sont vegetariennes, donc beaucoup de discussion cuisine et recettes, que du bonheur.
Je profite des contacts de Glen pour emmener la voiture faire la revision et la prepare a la vente. Le contrôle technique est parfait et les freins bien que grincant ne sont pas a changer. Ouf, sinon la note de deja $250 aurait ete plus salee...

Je finis par quitter les wetlands un peu plus tot que prevu car j'ai eu la malchance de me casser une dent (sur un biscuit que j'avais moi-meme cuisiner...mais une dent devitalisee donc pas de douleur). Je me rends donc le lundi matin suivant a l'universite de dentisterie de Dunedin pour arranger tout ca. Ils prennent sans rendez-vous et sont, d'apres Glen, une des meilleurs universite de dentisterie du monde !
L'attente n'est que d'une heure et demie avant de voir, heureusement, un dentiste diplôme. Il me reglera tout ca en 30 minutes et me liberera de $200. Donc a ma couronne roumaine, mon plombage japonais, j'ajoute maintenant un plombage neo-zelandais.

En sortant de l'universite, je grelotte comme jamais, la vague de froid faisant rage. J'avais penser rester sur place pour le reste de mon sejour mais cette meteo m'en dissuadera.
Je prends donc la route vers le nord. En chemin, je croise une tempete de grele qui laisse les bas-cotes blancs et glaces.



Caples track or a bit of fresh air.

Apres avoir perdu toute foi en metservice (le service meteo neo zelandais), je fais fi des previsions pluvieuses et m'embarque pour le Caples trek. Une boucle de 4 jours et 61km. Et j'ai eu raison. Le soleil m'a accompagne tout du long.
Ce trek est sympa mais pas eblouissant. On passe par des forets denses et varies, des plaines, d'autres forets et quelques fois un point de vue... Le denivele est faible, seule la montee a McKellar saddle a 945m provoque une petite suee.



























La foret regorge de champignons de toutes sortes... Et les petits oiseaux me tiennent compagnie. Un petit fantail va meme jusqu'a se poser sur mon baton de marche.












On y trouve aussi une etrange mousse spongieuse.


le dernier jour se fera sans baton et a un rythme accelere, il faut refaire les 50km de gravel road pour retourner a Queenstown et la route est juste superbe donc autant la faire de jour.